Allergie alimentaire

Les statistiques de l'allergie alimentaire

Les allergies alimentaires ont progressé au cours de ces dernières années passant de 1% en 1970 à 6 à 8 % de la population aujourd'hui.
Ce type d'allergies concerne plus volontiers les enfants en bas âge, 7 à 8% sont ainsi concernés, alors que le pourcentage des adultes varie de 3 à 4%.
Le nombre de cas d'allergies sévères a tendance à augmenter. En Angleterre par exemple, les chocs anaphylactiques ont progressé de 700% en 17 ans.
Pourquoi autant d'allergies alimentaires ?
Depuis une trentaine d'années, nos habitudes alimentaires se sont considérablement modifiées.
De nouveaux aliments sont consommés : exotiques, antillais, africains, mexicains…
De nouvelles protéines permettant de rehausser le goût, modifier la couleur et la consistance des aliments, sont présents dans nos plats.
De nouveaux modes de préparation et de conservation
Le succès des fast foods et le développement de l'allergie au sésame
La diversification trop précoce de l'alimentation chez les bébés

Des manifestations allergique parfois sévères

Les manifestations provoquées par une allergie alimentaire sont nombreuses et surviennent en général quelques secondes à quelques heures après avoir ingéré l'aliment responsable.
Elles peuvent provoquer des manifestations modérées et parfois exceptionnellement provoquer des manifestations sévères. La survenue d'un choc anaphylactique provoqué par une allergie alimentaire reste tout à fait exceptionnelle, et l'issue fatale ne semble concerner que quelques personnes, adultes et enfants compris, chaque année.
L'urticaire, localisé autour de la bouche ou généralisé à tout le corps, est une des manifestations les plus fréquentes.
Un œdème de Quincke, et dans des cas exceptionnels, un choc anaphylactique peut aussi survenir. *La survenue d'un choc anaphylactique reste tout à fait exceptionnelle
Le nombre de décès provoqués par une allergie alimentaire est exceptionnel.

Les manifestations provoquées par une allergie alimentaire chez le bébé peuvent être:
Des nausées
Des vomissements
Des épisodes de diarrhée
Des coliques
Des douleurs abdominales

L'apparition d'une dermatite atopique, d'une urticaire brutale, d'un gonflement des lèvres, de coliques, de diarrhées ou d'une réaction allergique violente chez un nourrisson doit conduire, après avoir traité les manifestations, à effectuer un bilan allergologique. L'existence d'un terrain familial allergique justifie encore davantage cette démarche.
Une rhinite et un asthme peuvent également s'observer lors d'une allergie alimentaire.
Il est conseillé d'attendre 3 heures après un repas avant de faire du sport chez les personnes ayant déjà présenté des manifestations d'allergies alimentaires.

Les principaux aliments en cause

Plus de 150 aliments sont aujourd'hui recensés comme potentiellement allergisants, et la liste ne cesse de s'allonger :
Œufs, lait de vache, arachide, crustacés, poisson, blé, légumes de la famille du céleri (fenouil, persil, coriandre), soja, fruits à coque (amande, noisette, noix de cajou, noix de pécan, noix du brésil, pistache, noix de macadamia et produits à base de ces fruits), moutarde, sésame...
Chez l'enfant de moins de 15 ans, 5 aliments sont responsables de 80% des manifestations allergiques : œuf, arachide, lait de vache, poisson et moutarde
Jusqu'à 3 ans, le lait de vache et les œufs sont le plus souvent en cause.
Après 3 ans, ce sont l'arachide et le poisson qui viennent en tête.
Facteurs favorisants l'apparition d'une réaction allergique alimentaire sévère
La présence d'un asthme associé à l'allergie alimentaire
Les allergènes le plus souvent mis en cause : arachide, fruits à coque, noix exotiques, lait de chèvre et de brebis, l'œuf, la moutarde, épices, escargots, sésame…

Les médicaments pouvant aggraver les symptômes

La consommation de certains médicaments associés à un allergène alimentaire peut aggraver les manifestations de l’allergie.
Les 4 classes de médicaments
L’Aspirine
Les Anti- Inflammatoires Non Stéroïdiens prescrits notamment en cas de douleurs
Les β-bloquants prescrits dans le traitement des troubles du rythme cardiaque, l’angine de poitrine, l’hypertension artérielle…
Les Inhibiteurs de l’Enzyme de Conversion prescrits dans le traitement de l’hypertension artérielle.
La prise d'aspirine ou anti inflammatoires non stéroidiens, bétabloquants ou d'alcool pouvant provoquer une crise d'asthme sévère.

Alcool et exercice:L’association d’alcool et d’exercice à l’aliment en cause peut aggraver les manifestations de l’allergie alimentaire.

Prévention des réactions sévères d’allergies alimentaires

Ne pas prendre d’aspirine ou d’anti inflammatoire non stéroidiens( AINS) , surtout chez une personne jeune, avant les repas en cas d’ allergie alimentaire.
Chez une ne personne âgée présentant une hypertension artérielle ou une pathologie cardiaque cardiopathie, la prescription de β-bloquants et des enzymes de conversion, 2 des classes de médicaments pouvant aggraver les manifestations de l’allergie alimentaire, nécessite l’avis d’une allergologue.
Le Réseau allergovigilence permet de répertorier par l'intermédiaire du Cercle d'investigation clinique et biologique en allergies alimentaires, CICBAA, toutes les allergies alimentaires sévères.
Des informations d'alerte sur la composition de certains produits (présence par exemple d'arachide dans certaines sauces à la tomate ou de lactosérum dans une limonade..) sont émises par le biais d'ALIM'inter, sous la forme d'une revue ou par mail.

Le Diagnostic des allergies alimentaires

La consultation d'un médecin allergologue est indispensable pour déterminer le ou les aliments en cause.
L'interrogatoire, la tenue d'un journal alimentaire, la pratique de tests cutanés et un bilan sanguin suffisent dans la majorité des cas à identifier l'aliment en cause.
D'autres tests cutanés sont parfois pratiqués : tests avec l'aliment natif, consistant à effectuer une scarification au travers d'un morceau de l'aliment déposé sur la peau
Il est parois nécessaire d'effectuer des tests de provocation orale en milieu hospitalier :
l'allergique consomme l'aliment suspecté sous surveillance médicale stricte, à proximité d'un service de réanimation.
Des périodes d'éviction et de réintroduction d'un aliment suspect permettent également de confirmer un diagnostic ou d'autoriser à réintroduire l'aliment.

Le Traitement des allergies alimentaires

La meilleure des solutions consiste évidemment à supprimer tout contact avec l'aliment responsable.
Cette éviction est relativement facile à mettre en œuvre lorsque le produit est peu utilisé dans l'alimentation quotidienne, mais plus difficile quand l'aliment est présent dans de nombreuses préparations.
Le médecin allergologue, après avoir confirmé le diagnostic, indique le ou les aliments à éviter et conseille un régime alimentaire équilibré et diversifié.
Il est parfois envisagé de demander des conseils à une diététicienne.
L'étiquetage des aliments: un allergique a besoin de connaître parfaitement tous les produits qui contiennent l'aliment auquel il est allergique.
La directive européenne de Novembre 2005 précise désormais la liste des 12 aliments qui doivent être notés sur toutes les étiquettes, même s'ils sont présents que sous la forme de trace :
Céréales contenant du gluten : blé, seigle épautre, kamut et les produits à base de ces céréales
Crustacés et produits à base de crustacés
Œufs et produits à base d'œuf
Poisson et produits à base de poisson
Arachide et produits à base d'arachide
Lait et produit à base de lait
Soja et produit à base de soja
Fruits à coque : amande, noisette, noix de cajou, noix de pécan, noix du brésil, pistache, noix de macadamia et produits à base de ces fruits
Céleri et produits à base de céleri
Moutarde et produit à base de moutarde
Graines de sésames et produits à base de sésame
Anhydride sulfureux et sulfites en concentration de plus de 10mg/kg ou mg/l exprimés en SO2.
2 produits ont été rajoutés sur cette liste à la fin de l'année 2006 : le lupin et les mollusques

L'allergie au lait de vache

C'est une des plus fréquente chez l'enfant en bas âge, elle représente 13% des allergies alimentaires de l'enfant et touche 2 à 3% des nourrissons de moins de 2 ans.
Plus de 50% des enfants présentant une allergie alimentaire sont allergiques à plusieurs aliments, comme le lait de vache, les œufs, l'arachide.

L'allergie au lait de vache se manifeste en général dès les premiers biberons
Elle disparaît dans 90% des cas vers 3 ans à condition d'avoir supprimé de l'alimentation de l'enfant le lait de vache et tous les produits pouvant contenir des protéines allergisantes.
18% environ des enfants allergiques au lait de vache risquent de développer d'autres allergies alimentaires, 40% environ un asthme et 30% une rhinite allergique.

Où trouve-t-on des protéines de lait de vache :
Les protéines allergisantes se trouvent dans
Le lait frais ou longue conservation
Le lait en poudre concentré
Le lait maternisé, même ceux « hypoallergéniques »
Les fromages
Les yaourts
Les desserts lactés
Le beurre
Les crèmes
Les pâtisseries
La purée
La mayonnaise
Le pain
Les biscottes
Les plats cuisinés…LISTE NON EXHAUSTIVE
Les protéines de lait de vache sont présentes dans l'alimentation sous différentes formes : lait et poudre, caséine, caséinate, lactoglobine, lactalbumine, lactoserum….LISTE NON EXHAUSTIVE

Les Manifestations de l'allergie:
Des vomissements survenant le plus souvent après les repas
Une diarrhée chronique accompagnée de selles semi liquides des coliques chez le nourrisson
Des douleurs abdominales chez l'enfant plus âgé
Un eczéma ou une urticaire peuvent également s'observer.
Un asthme, un œdème de Quincke, ou un choc anaphylactique peuvent aussi plus rarement s'observer.
20% des hospitalisations des nouveaux nés sont dues à l'allergie aux protéines de lait de vache.
Ces manifestations ne sont pas spécifiques à l'allergie alimentaire et peuvent être causés par d'autres maladies.

Les Conseils quand on est allergique aux protéines de lait de vache:
Effectuer un bilan allergologique complet chez un allergologue afin de confirmer avec certitude l'allergie aux protéines de lait de vache et d'en évaluer son degré: des tests cutanés classiques( mise en évidence des réactions immédiates de l'allergie), et un patch test( le Diallertest permettant de mettre en évidence l'aspect retardé de ce type d'allergie, suivis d'une prise de sang et parfois de tests de provocation sont le plus souvent demandés. Ils sont pratiqués par un professionnel maitrisant bien le problème de l'allergie aux protéines de lait de vache.
Se méfier des laits de soja , de brebis ou de chèvres qui présentent des allergies croisées avec les protéines de lait de vache : 30% des enfants allergiques au lait de vache le sont également aux protéines de soja et 70% d'entre eux le sont aux protéines de lait de chèvre.
En cas de doute sur une préparation, il vaut mieux éviter de la consommer et contacter le service des consommateurs du fabricant pour connaître la composition exacte du produit.
Vérifier que les shampoings et crèmes que vous utilisez pour le bébé enfant ne contiennent pas de protéines de lait de vache.
Prendre l'avis d'une diététicienne, car un régime alimentaire sans lait peut provoquer une carence en calcium et en protéines
Suivre les conseils d'un spécialiste et n'écoutez pas trop l'entourage proche, car ce qui convient aux bébés des une ne convient pas forcément à tous les bébés.

Les Produits de remplacement:
Le régime d'éviction est associé à la prescription de produits de substitution.
Les hydolysats de protéines qui conviennent à 90% des enfants, sont utilisés depuis plusieurs années comme substituts au lait de vache et ils sont remboursés par la caisse d'assurance maladie.
Il arrive parfois que ces hydrolysats provoquent des allergies. Dans ce cas, une formule à base d'acides aminés garantit une très grande sécurité, assure une nutrition efficace et favorise la croissance du bébé.
Diverses formules sont disponibles, demandez conseil à votre médecin.
La réintroduction du lait de vache
Dans 90% des cas, l'enfant tolère à nouveau les protéines de lait de vache à partir de 18 mois ou au plus tard à 4 ans.
Après un régime d'éviction et une réévaluation allergologique( tests cutanés, prise de sang..) une première tentative de réintroduction du lait de vache est faite vers l'âge 10/12 mois, et ceci de préférence en milieu hospitalier.
En cas d'échec, de nouvelles tentatives de réintroduction se succèdent à 6 mois d'intervalle.
Il est toujours difficile de prédire à quel âge exactement l'enfant pourra consommer du lait sans présenter de réactions.

L'allergie à l'œuf

Les manifestations provoquées par l'allergie à l'œuf:
L'allergie à l'œuf représente 30% des allergies alimentaires de l'enfant.
Elle apparaît en général vers 1 an et guérit spontanément vers 4 ans dans plus de 60% des cas, à la condition indispensable d'avoir strictement évité les œufs.
Les manifestations provoquées par une allergie à l'œuf peuvent être, isolément ou associés, une dermatite atopique, une urticaire, une conjonctivite, une rhinite, un asthme, des vomissements, des douleurs abdominales. Un choc anaphylactique peut s'observer dans de très rares cas.

Les aliments qu'il faut éviter:
Œufs sous toutes ses formes : dur, coque, omelette, au plat, mollet..
Gratins, soufflé, quiche
Beurre, mayonnaise, sauces : béarnaises, rémoulade..
Pain de mie, pates aux œufs, raviolis, cannellonis, feuilletés, gnocchis, pizzas, sandwiches et hamburgers
Fruits ou de légumes sous forme de mousse à base d'œufs, beignets ou gratins
Pâtisseries, biscuits, brioches, viennoiseries, glaces, marrons glacés, bonbons…
Pommes de terre sous formes de pommes dauphines, noisettes, gaufrettes…
Salades composées
Mayonnaise
Terrines, Pâtés, Boudins, farces, préparations panées
Beignets
Quenelles
Surimi
Gratin
Pâtes aux œufs
Biscottes
Purée
Fromages contenant du E1105
Beignets, crèmes pâtissières, crèmes anglaises, ile flottante
Pâtisseries
Glaces
Confiseries
Pâtes à tarte…LISTE NON EXHAUSTIVE
S'assurer que les produits industriels, plats préparés, ou ceux que vous consommer au restaurant ou les aliments pour bébé ne contiennent pas de trace d'œufs.
Les protéines d'œuf se cachent sous d'autres noms que les allergiques à l'œuf doivent connaître
Ovalbumine
Albumine
Lécithine
Ovoglobuline
Lysosyme( E 115, additif que l'on retrouve dans de nombreuses préparations et dans quelques fromages)

Certains shampoings peuvent contenir des protéines d'œuf.

Les vaccins contre la fièvre jaune, la grippe et l'encéphalite à tiques, contiennent des protéines d'oeuf . Prenez l'avis de votre allergologue si vous êtes allergiques aux protéines d'oeuf et que vous devez vous faire vacciner. Ces vaccins pourront être pratiqués dans des centres spécialisés selon des protocoles définis par le médecin allergologue.
Les vaccins contre le rougeole, les oreillons et la rubéole ne contiennent pas de protéines d'œuf.

Les conseils à suivre lors d'une allergie à l'œuf:
Les seuls desserts du commerce autorisés sont les fruits crus ou cuits en compote.
Utiliser des substituts d'œufs : présentés sous forme de poudre, ils sont fabriqués à partir d'amidon de mais et de fécule de pomme de terre. Plusieurs sociétés vendent des desserts pour les allergiques à l'œuf.
Pour en savoir plus, visiter le site de l'AFPRAL
Prendre l'avis d'une diététicienne pour éviter certaines carences alimentaires provoquées par un régime sans œuf

Le régime sans œuf:
Certains travaux ont montré qu'un régime trop strict peut entraîner des carences alimentaires, provoquer un refus de consommer ultérieurement l'aliment exclu et pourrait peut être même aggraver l'évolution de l'allergie alimentaire.
Des études ont montré qu'un enfant allergique à l'œuf qui tolérait régulièrement l'absorbtion d'un œuf cuit voyait son allergie à l'œuf disparaître plus rapidement qu'avec un régime strict.
La décision d'une restriction stricte ou plus souple ne peut être prise que par un médecin allergologue, praticien ayant suffisamment d'expérience pour conseiller les personnes allergiques.

la présence de tests cutanés positifs à des aliments, ou de tests sanguins, sans que la personne testé n'ait présenté au préalable aucune réaction allergique ne doit pas aboutir à exclure de l'alimentation, le ou les aliments en cause..
Il n'existe pas d'attitude unique et type en matière de réintroduction d'un aliment. Chaque situation et chaque enfant est diiférent. L'attitude dépend de nombreux facteurs, comme la sévérité des manifestations, le dosage des anticorps spécifiques, les tests cutanés, les tests de provocation. L'avis d'un professionnel est indispensable.

L'allergie à l'arachide

Le nombre de personnes, enfants et adultes, touchées par l'allergie à l'arachide augmente régulièrement.
Le nombre d'enfants allergiques à l'arachide a été multiplié par 2 au cours des ces dix dernières années. C'est désormais une des allergies les plus fréquentes chez l'enfant de plus de 3 ans.
L'arachide fait partie de la famille des légumineuses (petits pois, soja, fèves, lupin, pois chiche..) avec lesquels elle peut présenter des allergies croisées.
L'arachide, de plus en plus utilisée dans notre alimentation pour sa valeur nutritive et son faible coût, est présente dans une grande majorité des produits que l'on consomme quotidiennement.
D'autre part, l'arachide améliore le gout, le volume et la consistance de nombreux aliments.
L'allergie à l'arachide n'a pas tendance à disparaître et persiste à l'âge adulte. Seuls 10 à 15% des enfants guérissent vers l'âge de 20 ans.

Aliments contenant de l'arachide et interdits :
Cacahuettes
Huile d'arachide
Beurre de cacahuette
Margarine
Certains saucissons, pâtés, saucisses.
Salades composées
Crème dessert, fromages aux fruits secs, yaourt au müesli, laitages comprenant des céréales
Confiseries et préparation portant mention « huile végétale » ou « graisse » sans autre précision, comme les chips par exemple
Pains fabriqués avec de la farine de lupin et pains spéciaux aux céréales
Céréales du petit déjeuner, viennoiseries, biscuits, pâtisseries sous forme de produits industriels, biscuits apéritifs,
Barres céréalières
Pâtisseries, chocolats fourrés, pralines, glaces, nougats, tarte frangipane, galette des rois, barre de céréales, barres chocolatés aux fruits secs..
Fruits secs et pommes de terre en raison d'une allergie croisée possible avec les fruits à coque : seul votre médecin vous autorisera à les consommer
Soupes
Bières
Biscuits secs
Crackers
Hamburgers
Plats préparés
Décors de glace à base de poudre de « noisette »
Amandes et pâte d'amande, certains arômes…LISTE NON EXHAUSTIVE

Eviter les préparations mentionnant « huile végétale » sans préciser s'il s'agit d'huile d'arachide, d'olive ou de tournesol.

De nombreux cosmétiques, certains shampoings et certains médicaments contiennent de l'arachide. Des aliments pour poissons et oiseaux peuvent aussi en contenir.

Au restaurant, ne pas hésiter pas à demander au restaurateur l'huile qu'il utilise, la composition des plats et des sauces, notamment dans les restaurants exotiques, car la plupart des accidents sévères surviennent dans ces circonstances.

Les allergies croisées avec l'arachide:
Petits pois
Lentilles
Soja
Fèves
Haricots
Lupin
Demander à son boulanger s'il utilise de la farine de lupin qui améliore la souplesse du pain et des brioches.

Les manifestations de l'allergie à l'arachide:
L'allergie à l'arachide se manifeste par une rhinite, une urticaire, un eczéma atopique, de l'asthme, des vomissements, des douleurs abdominales, isolement ou en association.
Elle peut provoquer des réactions violentes cutanées, digestives mais aussi des chocs anaphylactiques.
Une personne allergique à l'arachide doit porter une carte en permanence précisant qu'elle est allergique à l'arachide.
Une personne ayant présenté des manifestations sévères provoquée par une allergie à l'arachide doit avoir en permanence des médicaments corticoïdes et la seringue d'adrénaline auto-injectable à portée de mains.

Les additifs:
Ils comprennent les colorants, les conservateurs, les exhausteurs de goût, les antioxydants, les texturants, les enzymes, les édulcorants et les arômes.
Ils peuvent être responsables d'allergies alimentaires.

Les fausses allergies alimentaires

De nombreuses personnes pensent souffrir d'une allergie alimentaire alors qu'elles sont victimes de manifestations ressemblant à celles provoquées par les allergies. Ces « pseudo allergies » ou « fausses allergies » ne sont pas liées à la production d'anticorps spécifiques.
Ces fausses allergies alimentaires sont provoquées par des aliments histaminolibérateurs, riches en histamine ou en tyramine, composants provoquant une réaction inflammatoire, proche de la réaction allergique typique.
Les manifestations observées sont l'urticaire, l'eczéma ou l'oedeme de Quincke. Asthme et rhinite sont rarement décrits. Les réactions sévères à type de choc anaphylactique ne s'observent pas.

Aliments riches en histamine:Fraises, chocolat sous toutes ses formes, thon, sardine, saumon, anchois, hareng, poissons séchés, poissons fumés, bière, vins, cidre, liqueurs, saucisson sec, jambon, foie de porc et toute la charcuterie emballée, emmental, parmesan, roquefort, gouda, camembert, cheddar, Blanc d'œuf, tomate, épinards, petit pois, choucroute, lentilles, haricots, fèves, noix noisettes, cacahuètes, ananas, orange, pamplemousse, citron, mandarine, clémentine, papaye, mangue

Aliments riches en tyramine:
Charcuteries, chocolat, vin rouge, vin blanc, bière, gruyère, brie, roquefort, choux, épinards, avocat, pomme de terre, hareng, caviar, gibier,…
Les allergènes masqués
Les allergènes alimentaires peuvent se retrouver dans certains plats à l'insu des consommateurs.
Par exemple, on peut retrouver des protéines de lait de vache dans certains saumons reconstitués, de l'arachide dans une pizza ou des barres chocolatée, du lait dans des raviolis ou des biscottes, de l'amidon d'abricot dans des brioches, de la moutarde dans des petits pots pour bébés, des traces d'œuf dans des produits à base de surimi , des noyaux d'abricot utilisés comme substituts d'amandes….

Une personne allergique à un aliment, surtout celles ayant fait des réactions sévères, doit surveiller les étiquettes et savoir précisément ce que contiennent les plats préparés chez des amis ou au restaurant.