Infection à pneumocoques
Le pneumocoque est la cause la plus commune de méningites bactériennes communautaires chez l'adulte, et il est l'un des deux principaux agents mis en cause dans les otites.
Le pneumocoque est présent comme commensal des voies respiratoires chez 5 à 10 % des individus normaux, généralement en petit nombre (antagonisé par le streptococcus viridans). Il est plus fréquent (25 à 60 %) et plus abondant chez les patients atteints de bronchite chronique sans que son rôle pathogène dans cette maladie soit nettement établi : il est généralement associé à des bacilles hémophiles.

Ces formes commensales n'ont généralement pas de capsule, contrairement aux formes virulentes qui peuvent causer notamment :
-La pneumonie lobaire, surtout chez l'adulte affaibli (infection virale, lésion respiratoire par gaz toxique, atélectasie, asthme, etc...) ou alcoolique (l'alcool supprime le réflexe tussigène et déprime la phagocytose). La pneumonie lobaire est souvent accompagnée de septicémie.
-Des bronchopneumonies, surtout chez l'enfant et le vieillard, souvent complications d'infections virales.
-Des pleurésies purulentes (empyèmes) compliquant les deux maladies précédentes.
-Des sinusites, otites, conjonctivites.
-Des méningites.
Ces diverses infections s'accompagnent de réactions fibrineuses qui entraînent des cloisonnements difficiles à traiter.

Assez fragile dans les milieux extérieurs, ce germe se transmet surtout par les particules de salive des malades et porteurs sains.

Au point de vue épidémiologique, la fréquence des pneumonies lobaires a nettement baissé (hygiène générale, chimiothérapie); les autres localisations restent relativement fréquentes. Il faut noter une susceptibilité plus élevée des personnes à la peau noire vis-à-vis de ce germe.

Traitement:
Les pneumocoques sont, jusqu'à maintenant, généralement bien sensibles à la majorité des antibiotiques, sauf aux aminoglycosides. Les pénicillines, les sulfamidés, les macrolides sont actifs sur tous les pneumocoques, quel que soit leur type. On observe une résistance relative aux tétracyclines comme pour les streptocoques.
Malheureusement, comme la plupart des germes, la résistance aux antibiotiques se diffuse progressivement et on comptait jusqu'à un quart des souches résistantes à la pénicilline aux USA en 1998[4]

Prévention:
Se faire vacciner, la panacée des personnes âgées
Virus de la grippe et bactérie du pneumocoque sont aux aguets en cette période d'hiver. Et si les enfants sont beaucoup affectés par le pneumocoque, les personnes âgées de plus de 65 ans aussi. A cet âge, les traitements ne suffisent pas à empêcher un fort taux de mortalité. Il est donc fortement conseillé de se faire vacciner gratuitement tous les ans contre la grippe et tous les 5 ans contre le pneumocoque.
Le vaccin polysaccharidique, immunisant pour 23 sous-types de pneumocoque et apparu en 1983, utilisé dans les situations à risques, en vaccination de l'adulte et de l'enfant de plus de cinq ans (voir ci-dessus) (Pneumo 23 ®). C'est ce type de vaccin qui est recommandé par l'OMS dans les indications précisés. Son efficacité réelle est, toutefois, controversée